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Nouvelle sur Slenderman

06 janvier 2015 à 12:36 Kimhary  
Hello à tous, je suis ici pour vous faire partager une de mes histoires. Pour ceux qui n'ont pas vu ma présentation et je pense qu'ils sont nombreux, je suis écrivain.
Et justement, il y a environs un an de ça, j'ai écris une nouvelle sur le personnage fictif de Slenderman. Et j'aimerais partager ces quelques pages avec vous et m'exposer à vos critiques, qui je n'en doute pas, seront constructives.

Merci et bonne lecture. 

PS: Désolé si vous trouvez quelques mots collés, ou la mise en page pas très propre,  ça a pas du aimer passer du fichier originel à ici ^^


                          Slenderman
 
                               Prologue
 
        Je me nomme Alyx. Alyx Kaya. Je suis photographe à mon propre compte. J'ai vingt-sept ans. Et le plus important, je suis traquée.
Quelqu'un ou quelque chose me poursuit sans aucune raison. J'ai survécu
jusqu'ici mais pour combien de temps ?
 
                                                                  1
 
        Ce matin là, j'attendais ma meilleure amie, Lindsay Perez, qui me sert de modèle pour mes photos de portrait. Je patientais, une
tasse de café à la main tout en regardant par la fenêtre de mon appartement,
les gens défiler dans la rue. C'est fou comme certaines personnes, d'apparence
discrète, peuvent devenir obsédants. La sonnette de mon appartement me tira de
mes pensées. Je bu une dernière gorgée de mon café, posa la tasse et regarda
dans le judas. Mon amie attendait, son labrador en laisse. Je m'empressa de lui
ouvrir et la pris dans mes bras.
–       Lindsay ! criais-je. Comment vas-tu ?
–       Bien et toi ?
–       Impeccable, je t'attendais justement.
Je m'agenouillais devant son chien en lui faisant des papouilles et lui demandant si lui aussi allait bien. Ce gros canidé me répondit par une
léchouille sur la main.
 
         J'essuyais la bave duchien sur le revers de mon jean puis j'allais chercher mon appareil photo.
Quand je revins, elle regarda par la fenêtre.
–       À chaque fois que tu viens ici, tu es obligée de regarder par cette fenêtre, lui dis-je
d'un ton moqueur.
–       La vue est juste sublime, me répondit-elle après un long silence.
–       C'est delà que je prends mon inspiration pour faire mes photos.
–       Comme je te comprends. On aimerait se plonger dedans, mais...
–       Mais quoi Lin ?
–       J'ai peur de la foule...
Je pris Lindsay dans mes bras en lui disant que ce n'était pas une nouveauté.
La pauvre avait toujours été mal à l'aise lorsqu'il y avait trop demonde autour d'elle.
 
         La séance de photo au parc se passa sans aucun soucis. Mais au bout d'une
demi-heure, Lin voulut qu'on fasse une pause.
–       Déjà ?Logiquement tu tiens plus d'une heure sans qu'on s'arrête.
–       Alyx, me dit-elle d'un ton grave. Tu as toujours les photos des dernières séances ?
Je la regardais d'un air étonné, puis fouilla dans mon sac.
–       Oui jeles ai, dis-je en attrapant une enveloppe où je les rangeais.
–       Donne les moi.
–       Pardon ?
–       Passe moi les photos. Il faut que je regarde un truc.
Sa voix était devenue coupante. C'était la première fois que je la voyais aussi paniquée. Je lui tendis l'enveloppe qu'elle m'arracha des mains.
 
         Lindsay regarda la première photo. Elle écarquilla les yeux et son visage se figea. Elle passa à
la seconde photo, puis la troisième. Plus mon amie regardait les image, plus
son teint devint blême. La peur était lisible sur son visage. D'un seul coup,
elle jeta toute les photos au sol et fondit en sanglots. Tout le monde aux
alentours du parc se retournait vers nous, ce qui n'aidait pas Lin à se calmer.
Je m'agenouillais à côté d'elle et caressais son dos d'une main.
–       Lindsay ?demandais-je. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui se passe ?
Elle mit un bonne minute à se calmer mais sans pour autant arrêter depleurer.
–       Il mesuit ! Il est partout ! répondit elle en innondant son visage de larmes.
–       Qui ? Qui te suit ? Qui est partout ?
–       Un homme! Un grand homme en costar cravate ! Il est là ! Sur toutes les photos ! Alyx,
j'ai peur !
Je ramassais une photo au hasard et l'examinais. Sur cette image apparaissait Lin sous un parapluie. Mais aucun homme en arrière plan, ni quoi
que ce soit d'autre. J'en saisis une deuxième. Toujours personne à part Lindsay
qui prend la pose. Je restais plusieurs minutes sur chaque photo pendant que ma
meilleure amie se ressaisissait, mais décidemment, il n'y avait rien. Je
ramassais les photos, les rangeais et ramenais Lindsay à mon appartement.
 
          Elle s'affaissa sur le canapé. Je lui servisune tasse de café et m'assis à côté d'elle.
–       Quandest-ce que tu l'as vu pour la première fois ? lui demandais-je.
–       Je... Jene sais plus. Il y a une semaine environ, je crois.
–       Ça neserait pas ton ex petit ami ?
–       Tom ?Pourquoi ?
–       Eh bien,peut-être qu'il veut te faire peur car il n'a toujours pas digéré votre
séparation.
Lin caressa son chien en réfléchissant à cette hypotèse. Elle avait repris quelques couleurs mais je voyais bien qu'elle était toujours inquiète.
–       Oui c'est possible, finit-elle par me répondre enfin.
 
 
         Nous restâmes toute la journée à mon appartement à regarder des films pour que Lindsay puisse se
changer les idées. Le soir venu, elle repartit chez elle plus confiante. Je fis
un peu de ménage dans mon appartement puis pris mon téléphone. Il fallait que
je dise à Tom de cesser de la suivre. Je composais le numéro et attendis qu'il
réponde.
–       Allo ?
–       Tom.C'est Alyx.
–       Oh...Alyx. Ça faisait longtemps. Comment vas-tu ?
–       Moi bienmais c'est Lindsay qui n'est pas au mieux.
–       Lin ?Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
–       Ne faispas l'air de ne rien savoir Tom! Arrête de lui faire peur!
–       Je tedemande pardon ?
–       Elle ditqu'un homme de grande taille ne cesse pas de la suivre et de l'observer. Alors
arrête je te prie. Je n'ai pas envie de faire un scandale et de pousser Lin à
aller porter plainte à la gendarmerie.
–       Mais de quoi tu parles ? Je n'ai rien fait de tout ça. Certes je lui en ai voulu de m'avoir quitté, mais c'en était assez j'ai passé l'éponge.
Je m'assis sur mon canapé, un peu ahurie par ce que jevenais d'entendre.
–       Tu es en train de me dire que tu n'as rien à voir avec tout ça ?
–       Absolument rien. Pourquoi c'est grave ?
–       Non, juste un pervers qui doit fantasmer sur elle si ce n'est pas toi.
Ce que je pensais était tout autre. J'avais plutôtl'impression que quelqu'un lui voulait du mal. Un sadique sans nom. Je
commençais à avoir peur pour ma meilleure amie.
 
         Le lendemain, Lindsay arriva avec fracas chez moi sur les coups de midi. Je lui
ouvris la porte et avant même que je n'ai eu le temps d'ouvrir la bouche, elle
s'engouffra dans la pièce, referma la porte et la ferma à double tour. Elle
alla dans un coin de la pièce et n'en bougea plus, complètement terrifiée.
–       Mais Lin ! Qu'est-ce qui se passe ?
Je m'approchais doucement d'elle. La pauvre étaittotalement paniquée. Elle tremblait comme une feuille morte. Je tendis la main
et la posais doucement sur son bras.
–       Lindsay ?
Elle me fixa droit dans les yeux. Elle semblait presqueen transe tellement sa peur était palpable.
–       Je l'ai encore vu Alyx... Il était toujours derrière moi... C'est pas Tom... Cette chose n'est... N'est... N'est pas humaine !
Elle hoquetait et avait du mal à respirer. Je fronçais les sourcils d'incompréhension. Je tentais de la calmer et lui faire reprendre
une respiration normale. Je posais mes deux mains sur son visage et
l'immobilisais pour qu'elle se ressaisisse.
–       Comment ça « cette chose n'est pas humaine» ? lui demandais-je.
–       Ses bras... De long bras qui touchaient quasiment le sol... Et j'avais l'impression qu'il y avait des sortes de tentacules dans son dos...
–       Et sa tête ? Tu as pu voir son visage ?
D'un seul coup, Lindsay s'est totalement figée. Elle était devenue une statue de marbre. Après quelques secondes de silence, elle
balbutia.
–       Je... Il... Son visage...
–       Oui Lin, son visage, décris le moi.
–       Il n'a pas de visage ! finit-elle par crier.
Je la regardai, les yeux grands ouverts. Comment un homme pouvait-il ne pas avoir de visage ? C'était tout bonnement impossible.
Mais Lindsay semblait ne pas divaguer.
–       Son visage est totalement blanc et... Il n'a pas d'yeux, de nez, de bouche ou encore d'oreille. Juste une tête toute blanche.
Un frisson me parcourut l'échine lorsque je m'imaginais cet homme. Mais était-il seulement humain ?
 
         Lindsay me demanda si elle pouvait rester dormir chez moi quelques jours car elle ne se
sentait plus en sécurité chez elle. En voyant sa détresse je n'ai pas pu
refuser. Et de plus, cette histoire, en plus de m'inquiéter, m'intriguais
grandement. Pour être franche, si elle n'était pas aussi déboussolée et
paniquée, je ne l'aurais jamais cru. De plus Lindsay n'était pas du genre à
mentir, mais cela semblait tellement improbable. Un homme sans visage avec des
tentacules dans le dos et des bras qui touchent le sol, qui croirait une
histoire pareille ? J’espérais que ce n'était qu'une hallucination.
Nous nous couchâmes avec la lumière allumée car Lin ne voulait pas se retrouver dans le noir complet. J'avais préparé un matelas
gonflable juste à côté de mon lit.
 
         Je me réveillais le lendemain matin vers sept heures. Je regardais à côté de moi, Lin
n'était pas dans son lit. Cela ne me surprit guère, cette fille était assez
matinale et comme elle avait peur elle ne devait pas vouloir rester longtemps
au lit. Je me levais et allais dans la cuisine.
–       Lin ? l'appelais-je.
Aucune réponse.
–       Lindsay ?
Je la cherchais dans la salle de bain. Personne.
–       Lindsay, t'es où ?
Toujours le silence comme seule réponse.
Je pris mon téléphone et l'appelais. Il n'y avait aucune tonalité. Ça ne sonnait pas, comme si son numéro n'existait plus. Je regardais
par la fenêtre. Il n'y avait personne dehors, même pas la foule habituelle.
Pourtant à cette heure là, il commençait à y avoir du monde dans les rues. Mais
là rien.
À midi, toujours aucune trace de Lindsay. Son téléphone ne sonnait toujours pas. Je décidais d'aller voir chez elle.
 
         Une fois dans son studio, j'étais abasourdie par le capharnaüm que je voyais. Les
armoires étaient ouvertes, les vêtements par terre... Tout cela ressemblait à
un cambriolage, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était Lin qui
avait fait tout ce désordre en partant. Mais elle ne serait pas partie de chez
moi sans  me prévenir.
         Le soir je rentrais chez moi. La nuit commençait à tomber. Je décidais de faire un
dernier tour dehors. Je longeais les réverbères et restais constamment sous
leur lumière. Je ne me sentais pas à l'aise, oppressée. Il était à peu près
vingt heures et déjà, plus aucune voiture ne circulait dans les rues.
Les mains dans les poches, j'avançais dans la pénombre.Je me demandais sans cesse où pouvais bien être Lin. J’eus, malgré moi, ma
réponse. Alors que je m'approchais du parc où nous avions fait les photos
l'avant veille, une vision d'horreur s'offrit à moi.
 
         Je vis Lindsay, empalée sur un des arbres du parc, encore en pyjama, couverte de sang.
Les branches avaient traversé son corps de part en part. À cette vue, je n'ai
pas pu m'empêcher de vomir. Le choc et le dégoût de cette scène était trop pour
moi. Lorsque je relevais les yeux, je le vis. L'homme dont parlait sans cesse
Lin ces deux derniers jours. Il était là, au pied de l'arbre et il me fixait de
son visage sans yeux. Son costume noir et sa cravate rouge semblait tout droit
sortis du pressing. Il était grand, presque deux mètres, et aussi très maigre.
Et ses bras... Des bras immenses qui touchaient presque sol. Tout le temps
qu'il était tourné vers moi, je me sentais mal, nauséeuse, proche du malaise.
Alors je pris mes jambes à mon cou. Je courus, courus, et courus encore sans
m'arrêter, sans me retourner. Les larmes coulaient sur mon visage comme un
torrent de peur et de tristesse.
 
         Une fois à mon appartement, je fermais la porte à double tour, comme l'avait fait Lindsay
la veille. Ma meilleure amie était morte. Tuée par ce type, cette chose. L'homme-mince.
Le Slenderman. Je repris peu à peu mes esprits puis me mis à fondre en sanglots
en réalisant enfin que Lindsay était morte. Ma Lin. Ce n'était plus qu'un
cadavre mutilé et froid. Je pris une photo d'elle sur un buffet. Sur celle-ci,
elle faisait de la balançoire de manière naïve et innocente. Mais lorsque je
regardais bien la photo, je voyais l'homme-mince en arrière plan, sous un
préau. Le Slenderman fixait Lindsay. Pourtant, je me rappelle parfaitement le
jour où nous avions pris cette photographie. Ce jour-là, j'avais piqué une
crise car je ne voulais vraiment personne dans le cadre de cette photo.
Vraiment personne. Et lorsque j'ai pris la photo, j'étais sûre et certaine
qu'il n'y avait que Lindsay sur cette image. Mais pourtant, lui, il était là.
Alors que je suis persuadée qu'il n'y était pas lorsque mon appareil fixa cet
instant.
 
         Plus que déboussolée, je me mis à regarder toutes les photos de Lin que j'avais prises
ces dernières semaines. Sur chaque photographie, l'homme-mince était là,
toujours en arrière plan, le visage, ou ce qui y ressemblait, tourné vers
l'objectif. Sur certaines images, je distinguais des formes fines qui
dépassaient de son dos. Comme des tentacules. Un frisson parcourut mon dos. Qui
était ce type ? Quelle était cette chose ? Je rangeais les photos
aussi calmement que possible, alors que je ne désirais que les jeter et partir
en courant.
–       C'est pas possible... Je suis en train de rêver... Ce n'est qu'un rêve...Réveille-toi Alyx Kaya. Réveille-toi ! Réveille-toi !
 
         Ce n'était pas mon imagination. C'était bel et bien la réalité. Je me posais plein de
questions sans aucune réponse. Qui était cet homme-mince, ce Slenderman ? D'où
venait-il ? Pourquoi n'avait-il pas de visage ? Pourquoi ses bras
étaient anormalement longs ? Pourquoi Lindsay ? Pourquoi moi ?
Pourquoi ?
Il me fallait des réponses. Mais j'ignorais où les trouver. J'ignorais où les chercher. Il me fallait une bonne nuit de sommeil
pour élucider tout cela. J'avais encore l'estomac noué. La sueur perlait sur mon
front et mon dos. Impossible de m'endormir, impossible de réfléchir.
 
         Je passais la nuit éveillée, de crainte qu'il vienne dans mon sommeil. J'avais vidé
plusieurs cafetières pour ne pas m'endormir. Je suis allée dans la salle de
bain pour me passer un peu d'eau fraîche sur le visage. Lorsque je me regardais
dans le miroir, je vis une forme dans le coin de la pièce. Je me retournais
d'un coup, un pincement horrible au cœur. Ce n'était que mon peignoir blanc. Je
posais une main sur ma poitrine et la sentais prête à exploser. Je commençais à
devenir paranoïaque. Je secouais la tête pour retrouver mes esprits et me remis
à me scruter dans la glace. J'étais affreuse, totalement dépeignée, aucun
maquillage, des cernes à faire peur. Je me forçais à prendre une douche, me
préparer et pris la décision d'aller me balader en centre ville.
 
         Les rues fourmillaient de vie, les trottoirs débordaient de piétons. Une foule presque
compacte avançait dans le même sens. Au milieu de tous ces gens, je me sentais
en sécurité. Jamais le Slenderman ne viendrait me prendre comme ça, à la vue de
tous. Mais qu'en serait-il cette nuit ? Je pouvais aller en discothèque ou
dans un bar qui ferme tard, mais à un moment ou à un autre, il faudrait bien
que je rentre chez moi pour dormir.
 
         Alors que je réfléchissais sérieusement à mon soucis de sommeil, je regardais
instinctivement derrière moi. L'homme-mince était là. Quelques mètres derrière
moi, en plein milieu de la foule. Son horrible visage tourné dans ma direction.
Je me mis à trembler, presque convulser. Je n'arrivais pas à détourner mon
regard de lui. Mais je semblais être la seule à le voir. Comment tous ces gens
ne pouvaient-ils pas remarquer un homme de presque deux mètres sans
visage ?
Si j'étais la seule à pouvoir à l’apercevoir, ce n'était peut-être qu'une illusion, une hallucination. Mais le cadavre de Lindsay
n'était ni l'un ni l'autre. Bizarrement, il ne semblait pas bouger. Il était
totalement immobile. Je sentis la même nausée, le même malaise que la veille.
Je me forçais à détourner le regard et à continuer à marcher. Je marchais plus
rapidement et n'osais plus jeter ne serait-ce qu'un coup d’œil derrière moi.
 
         Je sentais ma respiration s’accélérer, mon cœur battre la chamade, ma gorge se serrer. Je
suais à grosses gouttes. Je ne pus résister à l'envie de me retourner pour
vérifier s'il était toujours là. Je virevoltais et m'aperçus que l'homme-mince
n'était plus derrière moi. Peut-être avait-il abandonné ? Je sentis le
poids sur ma poitrine s'alléger doucement. Je voulus reprendre ma marche mais
lorsque que je me retournais de nouveau pour continuer ma route le Slenderman
était là. Il n'était plus derrière, mais devant moi. Un mètre me séparait de
lui. J'ai cru à cet instant que j'allais m'évanouir.
Par chance, quelqu'un me heurta et me libéra de l'emprisedu monstre. J'en profitais pour courir à l'opposé. Je percutais plusieurs
passants avant de tomber et de m'assommer sur le bord du trottoir.
 
         Lorsque je revins à moi, j'étais dans une ruelle. La nuit était tombée. Quelqu'un avait dû
me traîner jusqu'ici pour éviter que je me fasse écraser par la foule. J'étais
adossée à un mur. Je me relevais avec difficulté et rejoignis la rue principale
en m'appuyant au mur. Je regardais mon reflet dans une vitre de voiture. La
moitié de mon visage était recouvert de sang séché. Par réflexe, je passais une
main sur ma plaie au crâne. Il n'y avait rien d'alarmant, le sang avait déjà
coagulé. Mais le fait d'être seule dans une rue vide en pleine nuit
m'inquiétais déjà beaucoup plus. Que devais-je faire ?
 
                                                        Épilogue
 
         Que dois-je faire ? Courir ? Attendre ? Je n'en sais rien. Je décide donc de
rentrer chez moi aussi rapidement que possible. Malheureusement, mon choc à la
tête ne m'aide pas à tenir sur mes jambes. Je suis obligée de m'appuyer aux
voitures et aux réverbères. Un coup d’œil en arrière. L'homme-mince est
derrière moi. Je commence à courir en titubant. Je ne cesse de regarder par
dessus mon épaule mais il est toujours là. Je cours à en perdre haleine.
J'aperçois le parc. Je ne suis plus très loin de chez moi. J'ai l'impression
que le Slenderman est de tous les côtés. Je manque de tomber. J'arrive enfin
devant mon immeuble. Je tape le digicode avec difficulté. Je m'empresse de
monter les escaliers. Je suis totalement épuisée. Je n'en peux plus. J'arrive
devant ma porte. Le Slenderman est au bout du couloir. Mes clés m'échappent des
mains. Je les ramasse et les enfonces dans la serrure. Ça y est, je suis chez
moi. Je ferme aussitôt le verrou. Je me retourne. Non ! C'est impossible !
L'homme-mince est là ! Comment est-il entré ? Ma respiration
s’accélère à un point tel que je commence à voir flou. Ma vue se trouble.
Non ! Ce n'est pas maintenant que je dois flancher. Je sens mon corps
entier trembler. La peur me cisaille le ventre. Je ne peux plus bouger le
moindre muscle. Je me sens partir. Ma vision régresse de plus en plus. Je ne
distingue plus que sa tête blanche dans l'obscurité. Je ferme les yeux. Je
n'arrive plus à les ouvrir. Je ne sens désormais plus que mon cœur battre à tout
rompre. J'utilise mes dernières forces pour ouvrir les yeux. Je ne vois plus
rien. Mon cœur ralentit inexorablement. Je suis seule dans le néant.

Nouvelle sur Slenderman

06 janvier 2015 à 14:41 Bakum  
Yop, J'ai lu.

Alors ... je trouve que tu as un bon niveau et un style simple. D'une manière générale je plébiscite plutôt les styles simples, je n'aime pas les fioritures inutiles, le beau vocabulaire qui en jette plein la vue.
Dans ton cas c'est peut être un peu trop simple. J'ai quelque fois l'impression que l'aspect littéraire est oublié et que tu "raconte un film". Ce n'est pas tout le temps le cas il y a des scènes ou tu as pris la peine de décrire les sentiments de peurs ou de dégout ressentis, mais souvent je trouve que c'est dit d'une manière trop banale et trop cinématographique (le coup du mirroir et du peignoir par exemple).

Ensuite, je pense que le sujet est compliqué à traiter, j'ai du mal à imaginer un scénar sur slender qui soit différent. J'ai l'impression qu'il ne peut y avoir qu'un scénar possible sur Slender. En tout cas qu'une fin possible. Éventuellement on peut allonger la phase de mystère, mais comme tout le monde sait déjà qui c'est, c'est sans doute inutile.

Ca reste une plutôt bonne nouvelle je trouve !

+ je ne suis pas sûr qu'on dise "je m'empressa" XD !

Nouvelle sur Slenderman

06 janvier 2015 à 15:23 Kimhary  
J'ai jamais aimé les bouquins où tu as deux pages pour décrire une table (véridique). C'est pour cela que j'aime faire simple et ne pas brider l'imagination du lecteur avec trop de détails.

Après c'est une nouvelle, déjà un peu longue selon moi, donc pas envie de la rendre encore plus longue avec d'autres explications. Et aussi parce que quand je l'ai écris, bah j'ai pas fais gaffe XD

Sinon pour ce qui est du scénario, bah quasiment, tous les films, séries, livre parlent en général de la même histoire, mais chacune est raconté de manière différente. Donc pour ce qui est qu'il n'y a pas de fin différente à Slender... Bah oui et non ^^

Il faut aussi prendre en note que c'était la première fois que j'ai écris avec un point de vu interne et non omniscient.

Et j'ai vérifié, tu as raison, c'est "empressais" et non "empressa". Merci de ta correction =)

Nouvelle sur Slenderman

06 janvier 2015 à 16:17 Bakum  
Non non, c'est "empressai" sans "s" pour le passé simple XD.

Je partage ton opinion sur le bla bla inutile, j'ai horreur de ça. C'est pour ça que j'aime les styles simples. Mais ici ce n'est pas qu'il faut plus de détails ... comment dire ... c'est que c'est trop de la description objective. Il se passe ça ensuite il se passe ça ensuite ça ... En fait ça manque d'images. Ce genre d'images bien trouvées, qui font qu'un "j'avais la chair de poule et mon cœur s’accélérât" qui va passer de manière assez neutre chez le lecteur deviendra une métaphore prenante qui hérissera le poil du lecteur en allant chercher son empathie la plus profonde ! Et ca ne demande pas forcément beaucoup plus de mots !

Ce n'est pas un commentaire objectif, c'est un goût personnel, et en plus il se peut que j'ai mal ciblé ce petit truc qui manquait à mes yeux, pas facile à définir. Mais tkt, même si tu me pond du Balzac j'arriverai encore à te dire ce qui ne va pas ^^ !

Tu dis que t'es écrivain ? C'est ton métier ? Tu publie quelque part ?

Nouvelle sur Slenderman

06 janvier 2015 à 17:16 Kimhary  
Yep, bon c'est pas mon métier parce qu'avant d'en vivre... Va falloir parler taxe avec l'Etat ><.

Mais oui, j'ai déjà publié un livre dans une maison d'édition de mon bled paumé. Zone Destin aux éditions Les Chantuseries. C'est un roman d'aventure avec un peu de SF qui se passe dans l'après-Tchernobyl =)

Si tu as le courage, il y a une interview sur TV Vendée que tu peux trouver sur le web ^^