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Poème et Extraits d'une nouvelle.

26 avril 2014 à 01:15 xanthius21    
Bonjour,

J'ai remarqué que certains d'entre vous aimaient écrire ou lire les écrits des autres.

J'aimerais vos critiques (pas de politiquement correct entre nous) sur mes différents écrits. Si cela vous plait ou si vous pensez qu'il y a du potentiel, je pourrais poster d'autres extraits suivant mon avancement dans mes projets (j'écris quatre nouvelles en parallèles. Donc ça avance doucement, suivant mon inspiration et surtout ma motivation).

Premier extrait :

C'est la première partie d'un poème qui en compte trois. Il traite de l'obsession amoureuse d'un homme pour une jeune sorcière emprisonnée dans une prison de glâce

Le froid et la neige embrassent l'esprit errant.
Il gravit pas après pas les marches avec détermination,
Atteignant au sommet de son périple l'antre de sa résurrection
Cependant la fin de cette épreuve n'est, pour lui, qu'un nouveau commencement

A son arrivée, elle se dresse immobile sur son trône de glâce.
Créature étrange, fascinante, symbôle d'un univers singulier
Sa beauté illumine les ténèbres de l'âme aliénée
Son regard captivant transcende quiconque ose y faire face.

Ni triomphe, ni agonie, l'éternelle bataille démarre entre eux
Les champs maudits du pêché éclosent à nouveau, si attrayant, si délicieux
Des millier de sensations et de désirs resurgissent de tréfonds oubliés
A genoux, au bord de la glâce, il festoie de sa présence avec excès.

L'eau brulante de sa prison ruisselle entre ses doigts et le long de son corps
Elle se libère, et dans son être, y plante ses serres.
Existerait il un échappatoire qu'il s'abandonnerait volontiers de la même manière.
Entre ses lèvres se murmure l'incantation qui scellera son sort.


Extrait de "From Love Rise Death":

C'est le début temporaire d'une fable amoureuse tragique. Elle traite de l'amour déchu entre un robot et une fleur. Un matin, la jeune fleur est partie, laissant le robot seul à son désarroi. Il entame donc un périple pour la retrouver et comprendre ce qu'il s'est passé. J'ai commencé à l'écrire il y a de nombreuses années. J'ai l'intention d'utiliser un style enfantin / coloré pour la première partie, et un style plus cru et sombre pour la seconde.

Un énorme oiseau était assis sur le sommet du volcan, tout en haut, comme s'il couvait quelque chose... Des oeufs de lave peut être ? L'ensemble de son plumage était coloré de flammes jaunes, s'évaporant par de petits crépitements jouant une étrange mélodie. Au niveau de son torse, se dessinait une lueur bleutée, signalant la présence d'un coeur très chaud. De longues plumes orangées terminaient son corps, lui donnant une allure de cerf-volant en feu. Sur le sommet de sa tête, reposait une crête de petites flammes, en arc en ciel, virevoltant avec le vent. Ce drôle de volatile était le maître d'un petit territoire ou aucune végétation ne pouvait s'épanouir. Il reignait sur le peuple du feu, fidèles flammes s'agitant et tournoyant autour de lui comme une troupe de danseuses.

Une petite route zigzaguait comme un serpent, du cratère au sommet de la grande soeur des collines jumelles voisines. Ces collines, habillées de jolies robes d'herbes et de fleurs, portaient le nom de "collines du chameau". Elles se ressemblaient comme deux fourmis. Aussi, pour se différencier, la plus jeune des deux, qui était bien plus coquette, eu la merveilleuse idée de se laisser pousser un majestueux et immense cerisier japonais sur la tête. Elle lui donnait tellement d'amour, qu'il restait fleur à chaque saison. En hiver, les flocons s'amusaient à s'habiller du rose de ses pétales. C'était la plus jolie de toutes les collines. A cet instant, si on regarde d'un peu plus près, à l'aide d'un grand téléscope par exemple, on pourrait distinguer la présence d'un petit être assis contre l'arbre. C'est un garçon-robot. Il y de grands yeux incrustés dans un écran de télévision, lui servant de tête. Deux petites antennes s'agitent lentement dans tout les sens. Ses membres, petites barres de fer, sont connectés entre eux par un système d'engrenages et autres rouages qui lui servent d'articulations. Son ventre est un petit tonneau de vin, avec une porte en son centre... fermée à clé. Ce petit bonhomme semble bien triste et perdu au plus profond du nuage de son âme. Ses engrenages cliquettent, son visage grésille sur l'écran... La flamme de son coeur, celle se cachant derrière la porte, est presque éteinte.

Il est notre personnage principale. Tout le déroulement de l'histoire, l'ensemble des péripéties, les joies et les tristesses, tout ça reposera sur ses minuscules épaules mécaniques. A présent, laissons le se reposer quelques instants. Il a parcouru un si long chemin... Il a bientôt atteint son but. Nous en saurons beaucoup plus sur son histoire tout à l'heure. Il nous dira tout. Profitons du temps qu'il nous reste pour explorer un peu plus cette étrange contrée... avant de tirer notre révérence, remonter sur notre nuage, et observer ce qu'il adviendra de notre nouvel ami



Message édité le 2014-04-26 01:30:40 par xanthius21

Poème et Extraits d'une nouvelle.

28 avril 2014 à 13:36 Bakum  
Yop xanthius. C'est cool que tu écrives, Quand le dark Panda et Bakum ne viennent pas me perturber, j'aime bien (Panda poète) prendre la plume de temps en temps.

Concernant ton poème:

Perso j'aime bien quand il y a un fil conducteur. Non pas que je n'ai jamais écrit de poème sans fil conducteur mais ça a toujours été très expérimental. En général, on aime bien comprendre ce qu'on lit et bien souvent les poèmes sont suffisamment abstraits pour qu'au minimum on ai besoin d'une histoire pour situer le contexte. Ici c'est le cas, et même si on ne comprend pas tout (en tout cas pas moi) on a au moins une zone de réflexion ce qui fait que si on veux fouiller un peu on sait à peu près ou chercher. On a pas de mal à se représenter mentalement une scène.
Dans le détail c'est plus compliqué, il y a beaucoup d'images que je n'arrive pas à déchiffrer et des adjectifs que je n'explique pas. "Les champs maudits du péché éclosent à nouveau" par exemple. J'ai pris cet exemple au hasard mais il y en a d'autres. Pourquoi "éclosent" ? Sans doute pour évoquer une naissance, ou plutôt une renaissance à cause de "à nouveau" mais je ne fais pas le lien avec "champs". du coup "champs" et "éclosent" ça fait buguer ma tête ^^. DOnc globalement je ne saisi pas bien le fond et toutes les images que tu veux faire passer.

Sur la forme, je vais dire qq chose que j'ai tendance à dire souvent. Tout le monde n'est pas d'accord avec moi sur ce point. Je ne suis pas partisan du respect des règles et du conformisme ça c'est clair, mais néanmoins l'anarchie des vers doit être maitrisée pour que ça colle. Ici la longueur des vers est trop aléatoire et parfois bien trop longue.
"Cependant la fin de cette épreuve n'est, pour lui, qu'un nouveau commencement " j'ai arrêté de compter
Je pense que pour servir la musicalité du texte il faut plus de rythme. On peut très bien écrire en prose mais la musicalité est toujours là. Ici tu a voulu faire des rimes, la longueur des vers est suffisante pour que d'un vers à l'autre tu perde la rime. Et justement pour t'aider à diminuer la taille de tes vers tu peux retirer certains adjectifs inutiles (selon moi). Par exemple le "maudit" des "champs maudits du péché" n'apporte pas grand chose je trouve. Le "péché" est déja assez fort et l'ambiance générale du poème est suffisamment présente pour que tu ai besoind e préciser "maudit". Idem pour "tréfonds oubliés" "de l'oubli" ou "des tréfonds" aurait suffit (mais tu perdais ta rime).

Un ptit truc qui m'a démangé aussi. "l'eau brulante de sa prison" ça c'est très bien, surtout qu'on est vraiment dans une ambiance de glace. Ca évoque finalement bien la glace fondante. Et tu aurait pu faire plus fort avec "la glace brulante ruisselle ...", là c'était ouf, la glace qui ne peut pas être brulante ni ruisselante deviendrait super évocatrice !!

A propos de la nouvelle

Tu as raison de l'appeler fable, cela ressemble assez à un conte.
Dans une nouvelle, en général on va à l'essentiel et on ne fait pas trop de description. Ton intro est suffisamment courte donc ça peut tt à fait être suffisant à condition que la suite ne soit plus sur ce registre. La description du robot est sympatique et l'onirisme du robot seul ds la nature prends bien. On retrouve un peu qq soucis de formes comme ds ton poème mais dans une nouvelle c'est mineur (par exemple "zigzaguait comme un serpent" = "serpentait" c plus simple).
A voir la suite donc pour ce conte.

D'une manière générale sur ton écrit. Je ne suis pas un professionnel et je n'aime pas me permettre de critiquer ou donner des conseils donc en aucun cas je ne prétend faire mieux. Il y a pas mal de maladresses mais comme tu le vois, ce sont des choses très facilement modifiables des qu'on y fait attention. Tu verra, en te relisant ou en réécrivant, tu va faire attention et ton écrit va d'un coup s'améliorer. En tout cas (même si c'est difficile d'évaluer) tu as qq chose à creuser. Ca vaut le coup que tu continue à écrire ^^.

Hésites pas si t'as besoin de conseils ! Et si t'as envie de vnir me défoncer :

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