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Les Apocryphes

08 août 2017 à 15:21 Akura      
Phénix

Né de la poussière
Tu retourneras à la poussière
Mais des cendres encore chaudes
Je renaîtrai à l'aube d'une nouvelle ère
Et j'apparaîtrai sous vos yeux éblouis
Tel un phénix flamboyant
Déployant mes ailes de flammes sur ce monde
J'apporterai la lumière aux incrédules
J'apporterai la chaleur au démuni
Et même si la nuit persiste, j'annoncerai l'aurore
Que s'embrassent les coeurs meurtris
Car après la pluie amère vient le soleil
Le feu de l'amour estompe les vieilles blessures
Laissez-vous porter par l'étincelle de la joie
Les vestiges du passé brûlent
Afin de vous forger un avenir doré
Que votre âme irradie le chemin des autres.

Les Apocryphes

08 août 2017 à 15:23 Akura      
Dernier voyage

Je marche sur cette mer Écarlate
Je regarde m'élever les larmes de sang
Caresser ses nuages emplis d'ossements
Une pâle aurore glaciale s'éveille
Plongeant mes plaies d'une froide amertume
Je suis peu à peut paralyser par mes blessures
Alors que mes veines succombent à la noirceur
Une multitude de maux rongent mon coeur
Circulant dans mon esprit terni
J'entends le chant des corbeaux
Comme une invitation macabre
Je redonne un chant funèbre
Et mes oreilles succombent au rire des hyènes
Mes pas plie sous le poids de la douleur
Alors même que je m'entoure d'un linceul
Le passé me rattrape comme une noire étreinte
Le rugissement du désespoir me harcelait
Ce soir, je dresse le festin des chacals
Avant même que les vautours s'invitent
Les derniers coups de tambours résonnent
Le glas d'une vie qui a sombré

Les Apocryphes

08 août 2017 à 15:24 Akura      
Le néant

J'abattrai une pluie de pensées
Tandis que mon souffle sera sans fin
Des nuages de mots te déborderont
Sous des flots de paroles je te noierai
À travers les courants de l'illusion
Je te plongerai dans les abysses de la folie
Et lorsque enfin nous siègerons dans les ténèbres
J'imposerai la loi immuable
Elle sera inébranlable comme futile
Toutes les vies s'éteindront dans ce monde de silence
Afin de retourner aux origines de toutes choses

Le néant



Edité par Akura

Les Apocryphes

08 août 2017 à 15:25 Akura      
Mémoire déchu

Mon regard s'égare ici et là, les gens voyagent de façon nébuleuse
Mon esprit s étole sur des visages passé, les reverrais-je ?
Qu'importent leur joie et leur tristesse
Car au tréfonds de mon cœur et mon esprit
Ils sont les cicatrices sanguinolentes
Ils sont les oraisons de bonheur d'un autre jours
Le temps s'écoule toujours mais à jamais ils demeurent
Ils ont fait de moi ce que je suis
Les feux de l'amour et de la haine ma forger
Tempérer uniquement par les larmes
Doit je demeurer dans les ombres afin de ne plus subir ses tourments qui habitent mon esprit ?


Les Apocryphes

10 août 2017 à 16:32 Akura      
Petit chat

 Doux pelage ondulant sous ses pas félins
Tantôt aux regards larmoyant et touchants
Tandis qu'un simple plissement le rempli de sensualité 
Mon cœur chancelle à mesure qu'avance
Sous tes pas feutrés, je t'observe frémissant
Comment refuser ce doux ronronnement à mes oreilles
Pourtant quoi que je fasse, je ne peux empêcher 
Que surviennent le feulement et le fait de sortir de griffe
J'aimerais tellement te lover pour te protéger 
Mais se faisant sa sera une litanie de souffrance
Qu'importe que tu mordes ma main tendue
Qu'importe que tu caresses ma main tendue
Je veux te savoir heureuse 
Même si je ne suis pas celui qui guide le fils de ton bonheur



Edité par Akura

Les Apocryphes

10 août 2017 à 16:37 Akura      
Petit..

Un monde de géant , qui gravite sans nul intention a mon égare
 De mes petits pas feutrer , effleurant les ombres passantes
Longeant des canaux empli de désespoirs des grands
 Je voit rissoler l histoire des vaincu , et des moribonds
Je vis dans se sous monde ou nul ne souhaites me voir
Je survis dans l indolence et les immondices d autrui
Maudissant le jours et patientant dans les ténèbres
 Indéfectiblement je survivrai



Edité par Akura

Les Apocryphes

10 août 2017 à 16:37 Akura      
Repos

Doucement la nuit grandit 
Offrant ses bras à nos yeux embrumés 
L'astre solaire s'estompe à l'horizon
Quelle étrange mélancolie se dessine dans le ciel
Zébrant celui des nuances vives est coloré
Une d abord puis une infinité d'étoiles s'éveille 
Douce illusion d'une naissance
Alors même qu'elle était simplement voilée
Songe évanescent qui m'envahissait doucement 
Quiétude et repos m'accorderont tu tu les tendres caresses .



Edité par Akura

Les Apocryphes

16 août 2017 à 23:05 Akura      
Caresse

De tout temps j'aspire à observer le ciel
Que ce soi dans mes ascensions
Ou bien mes chutes amères
J'ai toujours voulu contemplent les étoiles
Tant de vie, comme autant de branche
Empli de sève d'affection et de réconfort
Chaque écorce délicate marquée par la vie
Capter dans un laps de temps dans une caresse
Inlassablement je cherche cette fleur
Qui au travers ses pétales suaves me permettra sous ses contours
D'atteindre cette voûte céleste lointaine
Au-dessus des miasmes obscurs qui siègent dans mon esprit et mon cœur oblitérant mes pensées et ma vision



Edité par Akura

Les Apocryphes

16 août 2017 à 23:08 Akura      
Douce folie


Enivrante douceur, enivrante raison;
Contre façon et étrange mélopée
Nimbé d'odeur, ruisselant dans l'air
Dans une Danse macabre revigorante
Je marche un rêve apaiser
Car dans mes veines coule carmin
Puissant et illusoire
Ciel ténèbres et terre radieuse
Herbe folle et chat de misère
Contemple ceux qui nie
Observe ce qui n'est pas
Oméga et sigma
Sigma est Omega
Lorsque dansent les couleurs à vos oreilles
Que l'aube s éteint
La raison s'enfuit
Et la folie a cours
Poussière est poussière
Ce dont trépas est a la vie
L'ouragan de pensée n'est rien en son œil
Oublie ... Oublie ... Oublie !
L'erreur n'est pas, la vérité n'est plus
Tandis que virevoltent les miasmes nuageux
La brume poisseuse de la lumière
Succombe sur un lit de lichen
Résonne petit tambour
Bats car je suis sourd
Mélopée de sang déferlant
La cascade jaillit de ce qui fit
Cendres amères et suaves
Tel le chrysanthème ambré
Suffoque les songes enfumés
Que brûle la passion
Car voici le bal des âmes vagabondes
Alors dansons, festoyons, rions
La moisson arrive ...



Edité par Akura

Les Apocryphes

16 août 2017 à 23:14 Akura      
Le Marais


Aux esprits oubliés, enfouie dans leurs limons
Qui doucement, chaque jour murmurent
Observant sans cesse les étoiles se noyer
Dans ses eaux sombres, dors les secrets
De nuit comme de jours cette lueur blafarde
La vie persiste tel des lucioles éparses
Nuls espoirs dans ce vent moribond
Lorgnant sur les âmes errantes
Dans cette brume cestode attendent les demis morts
Combien se sont égarés sans se retrouver ?
C'est ainsi que les infimes profiteurs se nourrissent
Devenant un esprit à l'heure tour
Nouant le cycle des disparus.

Les Apocryphes

16 août 2017 à 23:16 Akura      
Elanor


Souvenir douloureux enfoui et vivace
J'ai vu perlé le rosé larmoyant
Sur tes délicats pétales dorée
Ce cœur d'argent si apprécier
À craqueler sous un hiver trop brute
Oh nuit fugace, nul repos consolant
Propice à des pluies silencieuses et caché
La petite fleur se courbe dans le chagrin
Certaines choses s'écoutent comme un chant inaudible
Quelles que soient les ténèbres que tu subis
Que viennent les douceurs pour panser tes plaies
Un vent léger empli de chaleur
Pour t'enlacer tendrement et tu apaisais
Et faire naître une petite flamme blottit contre toi
Telle une chandelle pour repousser cette noirceur
Et cautériser ton cœur

Les Apocryphes

31 août 2017 à 00:07 Akura      
Saule pleureur

Les dernières déchirures de la nuit s'effacent
Et pourtant mon cœur est enlacé par les ténèbres
Et tandis que mon regard se pose en dehors
Ce sont mes joie et rêve qui succombe
L'adage dit inhaler la vie exhalez la douleur
Mais mon souffle reste court et sans élan
Mon esprit est frappé par la mélancolie
Et nul repos m'attend lorsque je suis assoupi
J'attends des jours plus heureux
Mais ce soleil sera-t-il salvateur ?
Une journée de plus dans l'errance de l'âme
Je pleure, même je n'ai déjà plus de larmes
Rêve ou cauchemar je ne sais point
Pourtant le dernier être m'appelle
Comme une promesse de paix
Je sais pourtant que cette fuite est maudite
Mes bras non déjà plus de vigueur
Alors même que j'arpente ses terres de douleurs

Les Apocryphes

31 août 2017 à 00:09 Akura      
Espérance

J'ai foulé des terres emplies de neige
J'ai connu la morsure du vent glacial
Enlacer par les brumes ténébreuses
Je cherche encore un havre de douceur
Lorsque parfois la brume s'écarte
J'observe cette étoile chatoyante
Diffuse et lointaine, scintillante de joie
Nimbé de sa lumière vient une douce musique
Échos de bonheur inconnu et pétillant
Déjà l'étreinte nuageuse s'étire
M'enlacent de ses bras odieux et perfides
Et tandis que j'entends un hurlement
Je ressens aussi bien la peur, que le bonheur
Ses yeux portent une complainte ancienne
Sa crinière évoque des nuits égarer
Nous portons notre regard ensemble
Sur les étoiles qui nous entourent
Toutefois nous portons le même amour
À se sourire d'argent, est bienfaisant
Sous son regard étincellant
Nous aspirons à des jours meilleurs

Les Apocryphes

31 août 2017 à 00:14 Akura      
Ode de fer

Mon cœur bat la chamade
Autant de jours de pluie sanglante
Mes pieds foulent ses champs d'ivoire vaincu
Là où toutes vies s'achèvent
Je vois le destin de tous
Je contemple la déchéance de ce monde
Il incombe alors de savoir ses péchés
Pour que se repentît le pécheur
Car la rédemption vient du travail
Je comprends alors que la vie est un danger
Que toute chose m'apprend dans la souffrance
Aussi alors que je sais que rien n'est facile
J'accepte le prix de ce monde
Je m'inflige maux et souffrance
C'est alors qu'en moi s'éveille l'empathie
Je ne savais rien
Je n'étais rien
Je sais à présente autre chose
En ne me pardonnant rien
Je m'ouvre à tout
Je comprends alors ses quelques mots
Le rien est un tout, comme le tout n'est dans un rien
La souffrance est la clé, c'est une même souffrance qui unit

Les Apocryphes

31 août 2017 à 00:14 Akura      
Cœur noir

Souvenir d'antan et pourtant fugace
Je garde en moi ses cortèges passés
Le temps n'a pas d'emprise sur le vécu
À chaque battement ressurgissent ses vestiges
C'est instant enlacé, troublant, vivifiant
Doucement nous enchantons nos êtres
Parcourant notre fibre, s'insinuant dans nos veines
Ainsi naquit ce secret qui nous lie
Mon cœur est noir et desséché
Pourtant il garde ce délice
Près de nouveau à frémir
Attendant se retour pour bourgeonner
Je me murmure un adage

Le sang nous unit doublement, car nous partageons le même sang et nous avons versé le sang



Edité par Akura