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Jour de Paye

12 janvier 2015 à 12:29 Kimhary  
Nouvelle grandement inspiré de Payday. J'essaye actuellement d'en faire un livre, mais voilà la nouvelle dont je suis partis 

   Jour De Paye
 
 
Le fourgon roulait dans la ville, sans excès. À l'arrière, Kvatch se prépare avec ses compagnons: Fox, Vegas et Blade. Ils avaient tous fait ça une dizaine de fois, ils connaissaient la musique. Pour eux, c'était un job comme un autre. Après tout, braquer des banques, c'est comme venir chercher son salaire.
Tous les quatre ont été recruté par Gray, leur mystérieux commanditaire. Personne ne l'a jamais vu, mais c'est lui qui tire les ficelles. Les quatre hommes savent qu'ils font parti de quelque chose d'encore plus gros.
Kvatch regarda le petit tatouage qu'il avait sur la pommette dans le reflet de la vitre. C'était la lettre grecque lambda. Tous les hommes qui travaillaient pour Gray portaient ce tatouage. Vegas se l'était fait tatouer sur le mollet, Fox sur l'épaule et Blade dans le cou.
 
L'objectif de ce matin: huit cent mille dollars et aucune victime. Kvatch et ses gars avaient déjà du descendre des flics, parfois même des civils. Mais lorsque ça arrivait, Gray diminuait leur prime.
Les braqueurs vérifièrent leurs armes au cas où les choses tourneraient mal. Puis ils enfilèrent leur masque. Des masques en résine représentant des visage de clowns hideux et effrayants. Le fourgon s'arrêta. Ils s'échangèrent quelques regards. Le casse allait commencer d'un instant à l'autre.
Chacun savait ce qu'il avait à faire. Blade et Vegas canalisent la foule alors que Fox et Kvatch s'occupent du coffre fort.
Un dernier moment de répits.
 
Ils entrèrent tous les quatre dans la banque, armes levées.
  • Tous le monde à terre ! hurla Kvatch. Face au sol !
  • Si j'entends une alarme sonner, vous êtes tous morts, renchérit Blade.
Fox se mit debout sur le comptoir et pointa son arme vers les employés pour s'assurer qu'aucun d'entre ne donne l'alerte. Kvatch le rejoignit et désigna deux d'entre eux. Un homme et une femme.
  • Toi et toi ! Au coffre ! Maintenant !
Avec Fox, il les soulève et les pousse vers leur butin.
 
Sous son masque, Blade serre les dents. Il a toujours été très nerveux comme gars. Il se rend compte d'une chose: il n'y a aucun garde de sécurité dans cette banque. Ce n'était pas normal.
Un civil se leva devant Blade, l'air hargneux.
  • Mets toi à terre, connard ! hurla le criminel.
  • Sinon quoi ? répondit l'otage. Qu'est-ce que vous allez me faire ? Me tuer ? Vous ne pouvez pas. C'est trop risqué pour vous.
Blade saisi l'homme violemment par les cheveux et pressa brutalement le canon de son arme contre sa joue.
  • Tu penses que c'est trop risqué que je te bute ? J'ai déjà descendu des bâtards comme toi et ça m'empêche pas de dormir. Alors, tu veux parier ? Tu veux parier avec la mort, connard ?!
Sans même lui laisser une seconde pour répondre, Blade lui asséna un violent coup de crosse sur la tête qui projeta l'homme au sol, une plaie saignante au crâne.
Vegas passait entre les civils, se montrant un peu plus rassurant que son collègue.
  • Nous volons ce que l'Etat américain vous a prit à la sueur de votre front. Il vous fait miroiter des bénéfices alors que vous n'y perdez plus que vous n'y gagnez. Nous ne vous voulons aucun mal. Coopérez et tout ira bien. Pensez à votre famille. Pensez à vos amis.
 
Le coffre fort vient d'être ouvert. Kvatch et Fox poussèrent les deux employés dedans.
  • Merci d'avoir coopéré, fit Kvatch. Tendez vos mains je vous prie.
Les deux otages s’exécutèrent en silence. Ils leur attachèrent les poignets et recouvrirent leur bouche d'un épais morceau de ruban adhésif.
  • J'espère que vous comprendrez notre prudence, dit Fox sincèrement.
Kvatch se saisit de son téléphone. Un gars de Gray l'avait trafiqué pour qu'il puisse détecter si quelque chose n'allait pas avec les billets. Il vérifia chaque liasse pour s'assurer qu'elle ne comportait aucun mouchard. Dès qu'une liasse était sûre, Fox la fourra dans un immense sac de sport. Le temps semble interminable lors de cette manœuvre.
Pendant qu'il range les billets dans le sac, Fox se demande si leurs compères s'en sortent avec les civils.
Ça y est. Huit cent mille dollars. Pas un de plus, pas un de moins.
Fox referma le sac, le prit sur le dos et partit en direction de l'entrée de la banque. Kvatch rassura les deux employés ligotés que la police viendrait les libérer d'ici quelques heures, puis emboîta le pas de son collègue.
 
Arrivé à l’accueil de la banque, il n'y avait plus aucun civil sur le sol. Seulement Blade et Vegas, masque relevé, mains derrière la nuque, tenu en joue par des policiers, des hommes du SWAT et par les gardes de sécurité de la banque. Ils avaient oublié ces types et ceux-ci en ont profiter pour appeler la police.
Kvatch n'en revenait pas de s'être fait avoir aussi facilement. Fox, lui, était paniqué. On pouvait voir ses yeux chercher désespéramment une sortie sous son masque. Il se saisit de son arme sans geste brutaux.
  • Faites pas les cons, annonça-t-il peu sûr de lui. On a encore des otages.
  • Ils ont des snipers, siffla Blade entre les dents, le visage rouge de colère.
Fox laissa tomber son arme et le sac d'argent avant de relever son masque imité par Kvatch. Ils étaient vaincus.
  • Messieurs, soupira Vegas, je pense que nous sommes mûrs pour un petit séjour en prison.
Au tribunal, les quatre braqueurs n'ont à aucun moment nier les faits et ont tous plaidé coupable. La peine tomba en même temps que le marteau du juge. Plusieurs années de prison et une amende assez conséquente. Des policier vinrent encadrer les condamnés et leur passèrent les menottes. Kvatch remarqua que plusieurs de ces policiers avaient un tatouage au poignet. La lettre grecque lambda. Le symbole des hommes de Gray.